Pourquoi faire un bilan de compétences ? Mon approche

Vous savez peut-être déjà ce que vous ne voulez plus.

Un travail qui vous épuise.
Un environnement dans lequel vous devez constamment vous adapter.
Des missions qui n’ont plus de sens.
Un management qui vous demande beaucoup sans vraiment vous permettre d’être vous-même.

Mais lorsqu’on vous demande : « Alors, qu’est-ce que vous voulez faire à la place ? », la réponse est beaucoup moins évidente.

C’est souvent à ce moment-là que la question apparaît : pourquoi faire un bilan de compétences ?

Est-ce vraiment utile si vous ne savez pas encore si vous voulez changer de métier ? Si vous avez plusieurs idées ? Si vous avez peur de vous tromper ? Ou si vous avez déjà changé plusieurs fois sans avoir trouvé une situation qui vous convient durablement ?

Pour moi, un bilan de compétences ne sert pas simplement à trouver un nouveau métier.

Et c’est aussi pour cette raison que je ne propose pas certaines choses.

Pourquoi faire un bilan de compétences : pas pour trouver « le métier idéal »

Lorsque vous commencez à chercher une nouvelle voie professionnelle, il peut être tentant de chercher immédiatement une réponse.

Quel métier serait fait pour moi ?

Ou bien quel métier correspond à ma personnalité ?

Ou encore quel métier pourrais-je exercer si je suis hypersensible, HPI, TDAH ou simplement très différent dans ma façon de fonctionner ?

Le problème, c’est qu’il n’existe pas de réponse universelle.

Un métier ne se résume pas à son intitulé.

Deux personnes peuvent exercer la même profession et vivre des expériences complètement différentes selon leur entreprise, leur manager, leur niveau d’autonomie, leur rythme, leurs collègues, la culture de l’organisation ou encore le sens qu’elles trouvent dans leurs missions.

C’est pourquoi, quand on se demande pourquoi faire un bilan de compétences, je trouve plus intéressant de déplacer légèrement la question.

Pas seulement :

« Quel métier pourrais-je faire ? »

Mais aussi :

« Dans quelles conditions ai-je besoin de travailler pour pouvoir durer ? »

« Quel rôle ai-je envie de jouer ? »

« Qu’est-ce qui me stimule ? Qu’est-ce qui m’épuise ? »

« De quelle autonomie ai-je besoin ? »

« Quelle contribution ai-je envie d’apporter ? »

Le métier fait partie de la réponse.

Il n’est pas toute la réponse.

Je ne propose pas une reconversion à tout prix

Faire un bilan de compétences ne signifie pas nécessairement changer de métier.

C’est une distinction importante.

Parfois, le métier convient mais l’environnement ne convient plus.

Vous aimez votre domaine, mais vous ne supportez plus la manière dont le travail est organisé :

  • Vous avez besoin de davantage d’autonomie.
  • Ou d’un rythme différent.
  • Ou d’une équipe plus coopérative.
  • Ou de davantage de stimulation intellectuelle.
  • Ou, au contraire, de moins de sollicitations.

Il peut alors être plus pertinent d’explorer un changement d’entreprise, de poste, de rôle, d’organisation ou de conditions de travail plutôt que de repartir complètement de zéro.

C’est l’une des raisons pour lesquelles faire un bilan de compétences peut être intéressant même lorsque vous n’avez pas la certitude de vouloir vous reconvertir.

Le bilan permet de prendre de la hauteur avant de décider.

Et cette étape est précieuse, car changer de métier sans comprendre ce qui vous a conduit à vouloir partir peut parfois conduire à reproduire les mêmes difficultés ailleurs.

Pourquoi faire un bilan de compétences si vous savez déjà ce que vous ne voulez plus ?

C’est une situation que je rencontre régulièrement.

Vous avez identifié ce qui ne vous convient plus.

  • Vous ne voulez plus de tâches répétitives.
  • Plus de management toxique.
  • Plus d’un environnement rigide.
  • Plus d’un travail sans utilité perceptible.
  • Plus de cette impression de devoir vous adapter en permanence.

Mais savoir ce que l’on ne veut plus ne permet pas toujours de savoir ce que l’on veut construire.

Et parfois, après plusieurs années passées à répondre aux attentes des autres, à être une « bonne élève », à faire ce qui semble raisonnable ou à s’adapter au fonctionnement de l’entreprise, il devient difficile de distinguer ses propres envies des injonctions que l’on a intégrées.

C’est là que le bilan peut devenir un espace de recul.

Relire son parcours.

Observer les expériences qui ont donné de l’énergie et celles qui en ont pris.

Identifier les constantes.

Comprendre ses besoins.

Clarifier ses valeurs.

Faire émerger ses talents naturels.

Et surtout, remettre de la cohérence dans une histoire professionnelle qui peut sembler, de l’extérieur, faite de détours ou de changements successifs.

Le bilan de compétences est donc aussi un travail de connaissance de soi. Il ne s’agit pas simplement de dresser une liste de compétences (pas du tout, même).

Je ne propose pas de vous apprendre à mieux supporter ce qui vous fait souffrir

C’est probablement l’un des points les plus importants de mon approche.

Si votre environnement professionnel vous épuise, la réponse ne consiste pas à vous apprendre à mieux vous adapter, vous le faites déjà suffisamment !

Ni à :

  • A devenir plus résistant.
  • À prendre davantage sur vous.
  • À être plus performant.
  • À moins ressentir.
  • À moins demander.
  • À mieux supporter.

Nous avons parfois tellement intégré l’idée qu’une personne doit s’adapter au travail qu’il devient difficile d’envisager l’autre sens de la relation.

Et si le travail devait aussi pouvoir s’adapter à certains besoins de la personne ?

Le même métier peut être vécu très différemment selon le niveau d’autonomie, les relations, le management, le rythme, la stimulation ou la culture de l’organisation.

C’est pourquoi, lorsqu’on cherche à comprendre pourquoi faire un bilan de compétences, il me semble essentiel d’inclure l’environnement professionnel dans la réflexion.

Votre difficulté ne vient pas nécessairement uniquement de vous.

Et elle ne dit pas nécessairement quelque chose de vos capacités.

Je ne propose pas non plus de vous enfermer dans une étiquette

Les mots peuvent faire du bien.

Hypersensible.
HPI.
TDAH.
TSA.
Neuroatypique.

Ils peuvent permettre de mettre des mots sur certaines expériences, de comprendre certains besoins ou de se sentir moins seul.

Mais une étiquette ne peut pas résumer une personne.

Je ne vais donc pas vous dire :

« Vous êtes hypersensible, donc voici les métiers qui vous correspondent. »

Ou :

« Vous avez un TDAH, donc vous devriez travailler dans tel environnement. »

Ce serait trop simple.

Chaque personne a son histoire, ses ressources, ses contraintes, ses besoins et son propre rapport au travail.

Le bilan doit justement permettre de retrouver cette singularité, plutôt que de la remplacer par une nouvelle case.

Pourquoi faire un bilan de compétences quand on se sent perdu ?

Parce que le brouillard n’est pas forcément un manque d’idées.

Il peut être le résultat de trop d’informations, de trop de contraintes, de plusieurs envies contradictoires ou d’une longue période pendant laquelle vous avez fonctionné en mode adaptation.

Quand tout devient une possibilité, choisir devient difficile.

Et lorsqu’on a peur de faire le mauvais choix, on peut rester longtemps dans l’immobilisme.

Dans ce contexte, le bilan ne consiste pas à vous donner immédiatement une réponse.

Il permet d’abord de prendre de la hauteur.

De comprendre ce qui s’est joué dans votre parcours.

De repérer les schémas qui se répètent.

Puis d’explorer plusieurs directions plutôt que de chercher la bonne réponse du premier coup.

Cette progression est importante dans mon approche : comprendre précède souvent l’action.

Je ne propose pas une introspection qui resterait dans votre tête

Comprendre son fonctionnement est une étape.

Mais elle ne suffit pas.

Vous pouvez avoir identifié vos valeurs, vos besoins et vos compétences sans savoir si une piste professionnelle correspond réellement à la réalité du terrain.

C’est pourquoi un bilan de compétences doit aussi permettre de confronter les hypothèses.

Chercher des informations.

Faire des enquêtes métiers.

Échanger avec des professionnels.

Vérifier les conditions d’exercice.

Identifier les contraintes.

Observer les écarts entre l’image que vous aviez d’un métier et sa réalité.

Puis construire un plan d’action.

L’objectif n’est pas de sortir d’un bilan avec une belle liste de possibilités.

C’est de repartir avec une direction suffisamment claire pour commencer à avancer de manière réaliste.

Pourquoi faire un bilan de compétences plutôt que décider dans l’urgence ?

Parce qu’une décision prise uniquement pour fuir une situation difficile n’est pas toujours une décision choisie.

Quand on est épuisé, inquiet ou sous pression, l’horizon peut se réduire.

On cherche surtout à sortir de ce qui fait mal.

Et c’est compréhensible.

Mais si l’on change uniquement de contexte sans comprendre ce dont on a réellement besoin, on risque parfois de déplacer le problème.

Le bilan crée un espace intermédiaire.

Un endroit où vous pouvez à la fois reconnaître ce qui ne va plus et commencer à imaginer la suite.

Sans vous obliger à tout bouleverser immédiatement.

Cette idée de progressivité est importante : l’action peut être concrète sans être précipitée.

Je ne vous promets pas que le bilan va tout résoudre

Je ne propose pas de recette magique.

Et je ne peux pas vous garantir que vous trouverez « votre voie » en quelques semaines.

Ni qu’une reconversion vous rendra automatiquement heureux.

Et je ne pense pas qu’un accompagnement sérieux doive faire ce genre de promesses.

En revanche, un bilan peut vous permettre de mieux comprendre ce que vous vivez, de mettre des mots sur votre fonctionnement, de retrouver de la clarté et d’explorer des possibilités que vous ne regardiez peut-être plus.

Il peut aussi vous aider à distinguer ce qui relève réellement d’un changement de métier de ce qui relève plutôt du contexte professionnel.

C’est déjà beaucoup.

Et c’est surtout une base plus solide pour décider.

Ce que je propose réellement dans un bilan de compétences

Alors, pourquoi faire un bilan de compétences avec cette approche ?

Parce que je considère le bilan comme un espace où vous pouvez prendre de la hauteur sans perdre de vue la réalité.

Nous allons notamment pouvoir explorer :

  • votre parcours et les fils rouges qui le traversent ;
  • vos compétences et vos talents ;
  • vos besoins professionnels ;
  • vos valeurs et vos motivations ;
  • les situations qui vous stimulent ou vous épuisent ;
  • votre fonctionnement et votre rapport au travail ;
  • les environnements dans lesquels vous pouvez vous sentir davantage à votre place ;
  • plusieurs pistes professionnelles possibles ;
  • les conditions concrètes de leur réalisation ;
  • les actions à engager pour les tester.

L’objectif n’est pas que je vous dise quoi faire.

Vous restez la personne qui choisit.

Mon rôle est de vous aider à comprendre, questionner, structurer, confronter et avancer. Cette autonomie fait partie des valeurs centrales d’Oser se déployer.

Et si la vraie question n’était pas seulement « quel métier choisir ? »

Au fond, pourquoi faire un bilan de compétences ?

Peut-être pas pour obtenir immédiatement le nom d’un nouveau métier.

  • Peut-être pour comprendre pourquoi vous êtes arrivé là.
  • Pour retrouver ce qui vous met en mouvement.
  • Pour identifier ce dont vous avez besoin pour travailler dans de meilleures conditions.
  • Pour faire la différence entre une envie de fuite et une envie de changement.
  • Pour découvrir que votre parcours a peut-être plus de cohérence que vous ne le pensiez.
  • Pour envisager une nouvelle direction sans vous précipiter.

Et parfois, pour réaliser que vous n’avez pas besoin de devenir quelqu’un d’autre.

Vous avez peut-être surtout besoin de mieux comprendre dans quel rôle, quel environnement et quelles conditions vous pouvez contribuer sans vous épuiser.

C’est, pour moi, une des réponses les plus justes à la question : pourquoi faire un bilan de compétences ?

Pas pour vous faire entrer dans une nouvelle case.

Mais pour vous aider à reprendre la main sur vos choix professionnels.

Si vous vous reconnaissez dans ce besoin de recul, vous pouvez commencer simplement par vous demander : qu’est-ce que je cherche réellement à changer aujourd’hui : mon métier, mon environnement, mes conditions de travail… ou ma manière de me situer dans tout cela ?

Cette question peut déjà ouvrir un espace.

Et si vous souhaitez être accompagné pour l’explorer, un bilan de compétences peut être une façon structurée de prendre ce temps, sans décider à votre place.

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