À vous, proches de celles et ceux qui ne trouvent pas leur place
Vous avez peut-être un·e ami·e, un·e collègue ou un·e partenaire qui vous dit souvent qu’il ou elle ne se sent pas « normal·e » au travail. Qui semble tourner en rond malgré un bon poste. Qui change souvent de voie, ou reste longtemps bloqué·e dans une situation inconfortable, sans réussir à faire le premier pas. Qui s’épuise à vouloir bien faire, mais doute en permanence de sa valeur. Vous l’avez entendu dire : « Je crois que c’est moi le problème » ou « Je ne suis pas fait·e pour le monde du travail ».
Et si ce mal-être n’était pas un simple caprice, ni un manque de volonté ?
Et si derrière cette sensation de décalage se cachait une neuroatypie méconnue ?
Ce que vivent les personnes neuroatypiques (sans le savoir)
Le terme « neuroatypique » regroupe plusieurs manières singulières de fonctionner : hypersensibilité, haut potentiel intellectuel ou émotionnel, TDA/H, trouble du spectre de l’autisme, dyslexie, dyspraxie, etc.
Certaines de ces personnes ont été diagnostiquées tôt. Mais beaucoup, surtout les femmes, passent des décennies sans mettre de mots sur ce qu’elles ressentent. Elles ont appris à s’adapter, à faire comme si, à compenser en silence. Jusqu’à ce que le masque se fissure : épuisement, perte de sens, perte d’estime, voire burn-out ou dépression.
Ces personnes sont souvent très engagées, sensibles, loyales. Mais elles se heurtent à un monde du travail qui valorise la conformité, la rapidité, le multitâche, les relations sociales codées… autant de terrains glissants pour qui fonctionne différemment.
Pourquoi ces personnes ne consultent pas (encore)
Vous vous demandez peut-être : Pourquoi ne fait-elle rien ? Pourquoi ne va-t-elle pas voir quelqu’un ?
Il y a plusieurs freins :
- Elles pensent que le problème vient d’elles. Elles n’imaginent pas qu’il existe une autre manière de fonctionner, ni que celle-ci puisse être reconnue, légitime, et accompagnée.
- Elles doutent de leur ressenti. Elles se disent que d’autres s’en sortent, alors pourquoi pas elles ?
- Elles ont peur du jugement. Peur d’en faire « trop », de « se plaindre », de se faire étiqueter.
- Elles n’ont pas les bons mots. Comment chercher de l’aide quand on ne sait même pas ce qu’on cherche ?
C’est là que vous pouvez faire une vraie différence.
Ce que vous pouvez faire, vous, en tant que proche
Vous n’avez pas à porter leur mal-être à leur place. Mais vous pouvez être un déclencheur, un miroir bienveillant, un soutien discret mais précieux.
1. Validez leur ressenti
Commencez par écouter sans chercher à corriger ou relativiser. Ce que ces personnes ressentent est réel, même si ça vous semble excessif ou irrationnel. Un simple « Je vois que tu galères en ce moment, et je te crois » peut faire une grande différence.
2. Posez des questions ouvertes
Sans imposer de réponse :
« Tu t’es déjà demandé pourquoi tu te sentais autant en décalage ? »
« Tu as déjà entendu parler de neuroatypie ? »
« Et si tu n’étais pas cassée, juste différente ? »
L’idée n’est pas de forcer une case, mais d’ouvrir un espace de réflexion.
3. Semez des pistes, sans insister
Parlez-leur de ce que vous avez lu, vu ou entendu. Mentionnez des témoignages, des livres, des vidéos, des professionnels de confiance. Par exemple :
« Je suis tombé sur une consultante qui accompagne les gens qui se sentent comme toi au boulot. Elle travaille avec des personnes atypiques qui ne le savent pas toujours. »
Et vous pouvez glisser ce lien : www.osersedeployer.com
4. Offrez un cadre rassurant
Consulter un professionnel peut être intimidant. Précisez qu’il ne s’agit ni d’un diagnostic, ni d’une mise en cause, mais d’un espace pour mieux se comprendre et avancer.
Ce que propose Oser se déployer
Chez Oser se déployer, j’accompagne les personnes atypiques qui se sentent en décalage au travail, même quand elles ne savent pas encore pourquoi.
Je propose :
- Des bilans de compétences sur-mesure, qui intègrent la singularité du fonctionnement neuroatypique.
- Des accompagnements de carrière, pour oser envisager des voies alignées, vivantes et respectueuses de soi.
- Un travail de régulation du système nerveux, car penser ne suffit pas toujours — il faut aussi réapprendre à se sentir en sécurité dans ses choix.
L’objectif n’est pas de « réparer » ou de « rentrer dans le moule », mais de mieux se connaître, s’assumer et se déployer pleinement.
Parce qu’un petit coup de pouce peut changer une vie
Vous n’avez pas besoin de tout comprendre pour être utile. Il suffit parfois d’un regard, d’une parole, d’un lien transmis au bon moment.
Beaucoup de profils neuroatypiques arrivent jusqu’à moi grâce à un·e proche bienveillant·e. Parce que quelqu’un a osé dire :
« Tu mérites d’aller mieux, et il existe des personnes qui peuvent t’aider. »
« Et si ce n’était pas toi le problème ? »
Vous pouvez lui partager cet article ou lui transmettre mon site : www.osersedeployer.com
Et si elle hésite, qu’elle sache qu’un premier contact ne l’engage à rien. Juste à s’offrir un espace pour souffler, se comprendre, et peut-être, enfin, se sentir à sa place.
Illustration : Chloé Romengas